Messiaen : La Nativité du Seigneur / Le Banquet Céleste / Apparition de l’Eglise Eternelle (L. Thiry)

51f2AHpU9dL__SL500_AA300_Nous avions déjà commenté la Messe de la Pentecôte et le Livre d’orgue (http://discopathe-anonyme.fr/messiaen-messe-de-la-pentecote-l-thiry/) de ce mini-coffret de 3 CDs de Louis Thiry jouant Messiaen. Aujourd’hui nous allons nous intéresser au premier grand cycle organistique de Messiaen, la Nativité du Seigneur, ainsi qu’à deux petites œuvres de jeunesse, Le Banquet Céleste et Apparition de l’Eglise Eternelle.

Le Banquet Céleste est une des toutes premières œuvres de Messiaen (1926). Il édifiant de constater avec cette œuvre qu’ayant à peine 18 ans et n’ayant même pas fini son cursus au conservatoire, il compose déjà un chef d’œuvre. Mais il ne se contente pas de cela. L’œuvre montre également que le compositeur a déjà trouvé son style, très différent de celui de ses maîtres. Il utilise massivement ce qu’il nommera plus tard le « mode 2 » (mode qui sera très utilisé également par Jehan Alain). De façon très originale, le pédalier est utilisé pour jouer la mélodie … avec les jeux les plus aigus des claviers. Cette œuvre annonce les nombreuses pièces lentes, méditatives, au rythme si particulier qu’il composera tout au long de sa vie. Celle-ci est tout particulièrement inspirée (à mon sens il s’agit d’une de ses plus belles compositions).

L’Apparition de l’Eglise Eternelle, également œuvre courte de jeunesse, est certainement l’œuvre la plus accessible de son corpus organistique. La pièce consiste en un immense et impressionnant crescendo, puis decrescendo.

La Nativité du Seigneur est un cycle de 9 méditations, écrit en 1935. Dans ce cycle on retrouve le goût de Messiaen pour les tempi extatiques. Et c’est pour notre plus grand bonheur car l’extase il la provoque bien chez l’auditeur. Et c’est tout particulièrement le cas avec les sublimes Desseins Eternels et Le Verbe. Ces pages contrastent avec Les Enfants de Dieu et plus encore avec le grandiose final virtuose Dieu parmi nous, sommet de ce cycle et moment des plus inspirés de toute son œuvre.

Je ne reviens pas sur l’interprétation indépassable de Louis Thiry.

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